Trois demeures à pans de bois se trouvent à vingt minutes au plus de la cathédrale de Lisieux : le château de Boutemont à 6 km (9 minutes), le château de Saint-Germain-de-Livet à 8 km (12 minutes) et le manoir de Coupesarte à 16 km (20 minutes). Une seule se visite vraiment à l’automne 2026. Les deux autres se regardent de l’extérieur, pour des raisons différentes.
Quel manoir à pans de bois visiter près de Lisieux en 2026 ?
Le château de Boutemont, à Ouilly-le-Vicomte, est le seul des trois où l’on entre. Bâti de 1538 à 1540, il mêle la pierre, la brique et le pan de bois derrière des douves sèches que l’on franchit par un pont-levis. Trois pièces et une galerie sont ouvertes, mais la visite se passe surtout dehors : les jardins ont été dessinés en 1915 par le paysagiste Achille Duchêne et portent le label « Jardin remarquable ».
En 2026, le château annonce une ouverture tous les jours sauf le lundi, de 14 h à 17 h 30. Comptez une heure et demie sur place. C’est l’arrêt à placer en début d’après-midi, puisque les deux autres ne dépendent d’aucun horaire.
Le château de Saint-Germain-de-Livet est-il ouvert ?
Non. Le château-musée de Saint-Germain-de-Livet est fermé jusqu’au 2 mai 2027, parc compris. L’agglomération Lisieux Normandie, qui gère le musée, annonce pour cette date la réouverture du parc et des extérieurs, qui se visitent de mai à septembre ; les intérieurs sont en restauration.
Le détour garde un intérêt pour qui passe sur la route de Livarot. Depuis la départementale et le pont, les toitures et la tour ronde se devinent au-dessus des douves. Le fameux damier de pierre et de brique vernissée, lui, ne se voit pas de l’extérieur de la propriété.

À la réouverture, c’est le lieu qui montre le mieux les deux manières de bâtir du pays d’Auge. Le manoir à pans de bois de 1462 ferme la cour ; l’aile élevée vers 1584 lui oppose son damier de pierre blanche et de briques vertes et roses. En saison, de mai à septembre, le parc est en accès libre et un médiateur présente les extérieurs en vingt minutes.
Que voit-on au manoir de Coupesarte ?
Le manoir de Coupesarte est une propriété privée et habitée : rien ne se visite à l’intérieur. La vue depuis le bord des douves est en revanche libre, et c’est elle qui fait le déplacement.
Deux ailes à pans de bois du XVIe siècle, disposées en équerre, plongent directement dans l’eau. Trois tourelles en poivrière sont accrochées aux angles, en encorbellement au-dessus des douves. Le remplissage entre les bois est fait de brique, ce qui donne à la façade sa couleur rousse. Le manoir est classé monument historique depuis 1947. Quinze à vingt minutes suffisent, photos comprises.
Dans quel ordre faire les trois manoirs ?
Boutemont est au nord de Lisieux, en direction de Pont-l’Évêque. Les deux autres sont au sud. Le plus simple est donc de repasser par la ville entre les deux moitiés du parcours.
- Boutemont : 6 km, 9 minutes, par la vallée de la Touques vers le nord. Une heure et demie de visite.
- Saint-Germain-de-Livet : 8 km, 12 minutes, par la D579 puis la D268, direction Livarot. Dix minutes d’arrêt tant que le site est fermé.
- Coupesarte : 16 km, 20 minutes, par la D511 jusqu’à Saint-Julien-le-Faucon, le bourg voisin. Un quart d’heure au bord des douves.
L’ensemble tient dans un après-midi : environ deux heures sur place, et moins d’une heure et demie de route en tout, retours à Lisieux compris. Par temps de pluie, seul Boutemont offre un abri, dans ses pièces ouvertes et à l’orangerie. Plus loin au sud, à 22 km de Lisieux, le manoir de Bellou ajoute un quatrième logis à pans de bois, ouvert en juillet et en août.
Un seul des trois se visite vraiment en 2026 ; les deux autres se regardent de dehors.
Pourquoi ces trois demeures sont-elles en bois ?
Aucune des trois n’est entièrement en pierre, et ce n’est pas une affaire de goût. Le pays d’Auge repose sur l’argile ; le bon calcaire à bâtir se trouve plus à l’ouest, dans la plaine de Caen. Les bâtisseurs ont donc posé une ossature de chêne sur un soubassement maçonné, et rempli les vides de terre ou de brique. Le détail de cette manière de construire est raconté dans pourquoi les manoirs du pays d’Auge sont en bois.





